Déclaration IR 2025 (revenus 2024)
Pour la déclaration des revenus 2025 (campagne 2026) :
- 22 mai 2026 : date limite déclaration papier (toutes zones) - 29 mai 2026 : déclaration en ligne, zone 1 (départements 01 à 19 et non-résidents) - 5 juin 2026 : déclaration en ligne, zone 2 (départements 20 à 54) - 12 juin 2026 : déclaration en ligne, zone 3 (départements 55 à 976)
La déclaration en ligne est obligatoire pour les contribuables dont la résidence principale est connectée à internet (art. 1649 quater B quinquies CGI). Sanction : 15 € par déclaration souscrite sur papier sans motif.
Liasse fiscale et IS
Pour les exercices clos le 31/12/2025 :
- 4 mai 2026 : date légale de dépôt de la liasse fiscale (2065 IS / 2031 BIC à l'IR / 2035 BNC réel) + annexes - 19 mai 2026 : date effective pour les télédéclarants EDI-TDFC, qui bénéficient d'un délai supplémentaire - 15 mai 2026 : solde d'IS 2025 (acompte de régularisation)
Acomptes IS 2026 (sociétés à l'IS, exercices à cheval ou non) :
- 15 mars (acompte 1) - 15 juin (acompte 2) - 15 septembre (acompte 3) - 15 décembre (acompte 4)
TVA
Régime réel normal (CA3 mensuelle) : entre le 15 et le 24 du mois suivant, selon le numéro SIREN.
Régime réel normal (CA3 trimestrielle) : entre le 15 et le 24 du mois suivant le trimestre (avril, juillet, octobre, janvier).
Régime simplifié (CA12) : 2e jour ouvré suivant le 1er mai pour la déclaration annuelle (donc le 4 mai 2026), avec acomptes semestriels le 24 juillet et le 24 décembre.
CFE et CVAE
CFE 2026 :
- 15 juin 2026 : acompte (si CFE 2025 > 3 000 €) - 15 décembre 2026 : solde
CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) :
- 15 mai 2026 : acompte de 50 % - 15 septembre 2026 : acompte de 50 % - 4 mai 2027 : déclaration annuelle 1330-CVAE et liquidation
La CVAE est progressivement supprimée — taux résiduel à confirmer selon la loi de finances 2026.
Échéances sociales (TNS et URSSAF)
Travailleurs non-salariés (TNS) : prélèvements mensuels au 5 du mois (ou trimestriels sur option).
Micro-entrepreneur :
- Déclaration mensuelle ou trimestrielle URSSAF du CA encaissé - Versement libératoire de l'IR (sur option) en même temps
DAS2 (honoraires versés à des tiers) : 19 mai 2026, en même temps que la liasse fiscale.
Comment lire une échéance fiscale sans se tromper
Une date fiscale n'a de sens qu'avec trois précisions, et c'est leur absence qui produit la plupart des retards.
La première est le fait générateur : la date dépend souvent de la clôture de l'exercice, pas du calendrier civil. Une société qui clôture le 30 juin ne dépose pas sa liasse en mai mais dans les trois mois de sa clôture.
La deuxième est le mode de dépôt. Pour les déclarations professionnelles, la date légale et la date effective diffèrent : les télédéclarants en mode EDI-TDFC bénéficient d'un délai supplémentaire, ce qui explique qu'on lise parfois deux dates pour une même obligation — le 4 mai comme date légale et le 19 mai comme date effective pour un exercice clos au 31 décembre.
La troisième est le rattachement territorial ou administratif : la déclaration de revenus obéit à un calendrier par zone de département, et les déclarations de TVA à un calendrier par numéro SIREN.
La règle générale de report : quand une échéance tombe un samedi, un dimanche ou un jour férié, elle est reportée au premier jour ouvrable suivant.
Les échéances par profil, pour ne retenir que les siennes
Le calendrier complet est illisible ; celui de votre situation tient en quelques lignes.
Un salarié ou un retraité n'a qu'une échéance annuelle : la déclaration de revenus au printemps, à la date de sa zone. Le reste est prélevé à la source.
Un micro-entrepreneur en ajoute deux : la déclaration de chiffre d'affaires à l'URSSAF, mensuelle ou trimestrielle selon son option, et la CFE au 15 décembre à partir de la deuxième année — précédée, l'année de création, de la déclaration initiale 1447-C au 31 décembre.
Un indépendant au réel ajoute la liasse fiscale au printemps et, s'il est redevable, les déclarations de TVA selon son régime.
Une société à l'impôt sur les sociétés cumule la liasse, les quatre acomptes d'IS des 15 mars, juin, septembre et décembre, la TVA, la CFE, et la DAS2 si elle verse des honoraires à des tiers.
La bonne pratique consiste à établir une fois sa propre liste et à la caler dans un agenda, plutôt qu'à consulter un calendrier général chaque trimestre.
Ce qu'un retard coûte réellement
Le coût d'un retard est mécanique et se cumule, ce qui justifie de traiter les échéances comme des obligations dures.
Le dépôt tardif d'une déclaration entraîne une majoration de 10 % en l'absence de mise en demeure, portée à 40 % si la déclaration n'est pas déposée dans les trente jours suivant une mise en demeure, et à 80 % en cas d'activité occulte (art. 1728 du CGI).
S'y ajoutent des intérêts de retard de 0,20 % par mois, soit 2,4 % par an (art. 1727 du CGI), qui courent à compter de la date d'exigibilité.
Le paiement tardif est sanctionné distinctement du dépôt tardif : on peut donc être pénalisé deux fois pour une même échéance manquée.
À l'inverse, une régularisation spontanée, avant toute demande de l'administration, réduit sensiblement les conséquences — et pour certaines obligations, comme la DAS2, une première omission réparée spontanément ou dans les trente jours d'une demande n'est pas sanctionnée.
Anticiper plutôt que subir : les points de vigilance
Trois moments de l'année méritent une attention particulière parce qu'ils concentrent les oublis.
Décembre est le mois le plus dense : solde de CFE et quatrième acompte d'IS au 15, acompte semestriel de TVA au 24 pour le régime simplifié, et surtout le 31 comme date butoir pour les versements sur un plan d'épargne retraite déductibles de l'année, pour la déclaration initiale de CFE d'une entreprise créée dans l'année, et pour les réclamations portant sur les impôts mis en recouvrement deux ans plus tôt.
Le printemps concentre les déclarations : revenus des particuliers par zone, liasses fiscales et DAS2, déclaration annuelle de TVA du régime simplifié.
L'été apporte l'avis d'imposition et son solde, qui peut représenter une sortie de trésorerie significative pour un foyer dont les crédits d'impôt ont été surestimés en janvier.
Le réflexe utile est de traiter les échéances de décembre en novembre : ce sont celles dont le report est impossible et dont l'oubli coûte le plus cher.