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Frais réels ou abattement 10 % en 2026 : que choisir ?

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L'abattement automatique de 10 %

Pour calculer le revenu imposable des salariés, l'administration déduit par défaut un abattement forfaitaire de 10 % des salaires, censé couvrir les frais professionnels courants (art. 83 du CGI).

Pour les revenus 2025 déclarés en 2026, cet abattement est plafonné à 14 426 € et assorti d'un minimum de 504 € par personne. Il est appliqué automatiquement : aucune démarche n'est nécessaire, et aucun justificatif n'est à fournir.

C'est la solution par défaut, la plus simple et souvent suffisante pour la majorité des salariés.

L'option pour les frais réels

Chaque membre du foyer peut, individuellement, renoncer à l'abattement de 10 % et déduire ses frais professionnels pour leur montant réel. L'option se matérialise simplement en inscrivant le total des frais dans les cases 1AK à 1DK de la déclaration 2042.

Elle suppose de conserver tous les justificatifs (factures, relevés kilométriques, quittances) pendant trois ans en cas de contrôle. Important : lorsqu'on opte pour les frais réels, il faut réintégrer dans le revenu imposable les remboursements de frais reçus de l'employeur.

Quels frais sont déductibles au réel

Les principaux postes déductibles : - Les trajets domicile-travail, évalués avec le barème kilométrique pour une distance allant jusqu'à 40 km aller (au-delà, justification nécessaire), dans la limite d'un aller-retour par jour. - Les frais de repas pris hors du domicile pour raisons professionnelles (au-delà d'un montant forfaitaire représentant le repas pris à domicile). - Les frais de formation, de documentation professionnelle, de matériel et de vêtements spécifiques. - Les frais de double résidence imposés par l'emploi. - Une quote-part des frais de télétravail, ou l'allocation forfaitaire exonérée prévue à cet effet.

Comment savoir si l'option est rentable

Le raisonnement est simple : on opte pour les frais réels dès que le total des frais justifiés dépasse l'abattement de 10 % (ou son plafond de 14 426 €).

Exemple : un salarié déclarant 30 000 € de salaire net bénéficie d'un abattement automatique de 3 000 €. S'il parcourt 40 km par jour ouvré, son seul barème kilométrique peut dépasser 4 000 €. L'option pour les frais réels lui fait alors déduire 1 000 € de plus, abaissant son revenu imposable d'autant.

Il faut faire le calcul chaque année et pour chaque membre du foyer, le choix n'étant pas définitif.

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