La déduction des versements à l'entrée
Le principal avantage du PER individuel est la déduction des versements volontaires du revenu imposable (art. 163 quatervicies du CGI).
Pour 2026, le plafond de déduction est égal au plus élevé des deux montants suivants : 10 % des revenus professionnels de 2025 nets de cotisations et de frais, retenus dans la limite de 37 680 €, ou 10 % du plafond annuel de la sécurité sociale. L'économie d'impôt est d'autant plus forte que votre tranche marginale d'imposition est élevée : un versement de 5 000 € fait économiser 1 500 € d'impôt à une TMI de 30 %.
Report du plafond et mutualisation
Si vous n'utilisez pas tout votre plafond une année, le solde est reportable sur les trois années suivantes. Les membres d'un couple soumis à imposition commune peuvent en outre mutualiser leurs plafonds.
Le plafond disponible figure sur votre avis d'imposition, dans la rubrique « Plafond épargne retraite ».
Nouveauté 2026 : la limite des 70 ans
Depuis le 1er janvier 2026, les versements réalisés sur un PER à partir de l'âge de 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. Cette mesure s'applique aux versements effectués depuis cette date.
Elle vise les stratégies de transmission tardive ; les versements antérieurs et les PER déjà constitués ne sont pas remis en cause.
La fiscalité à la sortie
La fiscalité de sortie dépend du choix initial (versements déduits ou non) et du mode de sortie (capital ou rente).
Lorsque les versements ont été déduits à l'entrée, la sortie en capital entraîne l'imposition de la part correspondant aux versements au barème de l'impôt sur le revenu, tandis que les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique. Les prélèvements sociaux sur les gains sont passés de 17,2 % à 18,6 % depuis la LFSS 2026.
La sortie en rente viagère est imposée selon le régime des rentes viagères à titre gratuit (barème de l'IR sur l'intégralité), avec prélèvements sociaux sur une fraction.
Les cas de déblocage anticipé
L'épargne d'un PER est en principe bloquée jusqu'à la retraite, mais six cas de déblocage anticipé sont prévus :
- Acquisition de la résidence principale - Invalidité (du titulaire, de son conjoint ou d'un enfant) - Décès du conjoint ou du partenaire de PACS - Expiration des droits au chômage - Surendettement - Cessation d'activité non salariée à la suite d'une liquidation judiciaire
La sortie pour acquisition de la résidence principale suit la fiscalité de sortie classique ; les sorties pour accidents de la vie sont exonérées d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux sur les gains restent dus).