Régime9 min de lecture

Auto-entrepreneur 2026 : cotisations, seuils et impôt

Publié le · Mis à jour le

Les taux de cotisations sociales 2026 par activité

Le régime micro-social de l'auto-entrepreneur consiste à payer des cotisations sociales sous forme d'un pourcentage forfaitaire du chiffre d'affaires encaissé. En l'absence de chiffre d'affaires, il n'y a aucune cotisation à payer.

Les taux applicables en 2026 sont :

- Vente de marchandises (BIC) : 12,3 % - Prestations de services commerciales et artisanales (BIC) : 21,2 % - Prestations de services libérales relevant du régime général (BNC) : 25,6 % (en hausse d'un point par rapport à 2025) - Professions libérales relevant de la CIPAV : 23,2 %

À ces taux s'ajoute la contribution à la formation professionnelle (CFP) : 0,1 % pour les commerçants et les libéraux SSI, 0,3 % pour les artisans, 0,2 % pour les libéraux CIPAV.

Les plafonds de chiffre d'affaires

Le statut d'auto-entrepreneur est ouvert tant que le chiffre d'affaires annuel ne dépasse pas :

- 188 700 € pour la vente de marchandises, la restauration et l'hébergement. - 77 700 € pour les prestations de services (BIC) et les activités libérales (BNC).

En cas d'activité mixte (vente + services), le CA global ne doit pas dépasser 188 700 € et la part services ne doit pas excéder 77 700 €.

Le dépassement n'est sanctionné qu'au bout de deux années civiles consécutives : c'est seulement à compter du 1er janvier suivant la deuxième année de dépassement que l'on bascule au régime réel.

L'impôt sur le revenu : versement libératoire ou barème

Deux options coexistent pour l'imposition du bénéfice.

Par défaut (régime micro-fiscal), l'administration applique un abattement forfaitaire représentatif des charges sur le chiffre d'affaires, puis intègre le résultat au barème progressif de l'IR avec les autres revenus du foyer. Les abattements sont de 71 % (vente), 50 % (services BIC) et 34 % (BNC), avec un minimum de 305 €.

Sur option, et sous condition de revenu fiscal de référence, le versement libératoire permet de payer l'IR en même temps que les cotisations, sous forme d'un pourcentage du CA : 1 % (vente), 1,7 % (services BIC) et 2,2 % (BNC). Cette option est intéressante surtout lorsque le foyer est imposable ; elle est défavorable si le revenu reste sous le seuil d'imposition.

La TVA et la franchise en base

L'auto-entrepreneur démarre généralement en franchise en base de TVA : il ne facture pas la TVA et ne la récupère pas. Au-delà de certains seuils de chiffre d'affaires, il devient redevable de la TVA.

Les seuils de franchise en base font l'objet de réformes successives — un projet d'abaissement à 25 000 € pour toutes les activités a été annoncé puis reporté. Les seuils de référence demeurent 85 000 € pour la vente et 37 500 € pour les services, avec des seuils majorés de tolérance.

Compte tenu de l'instabilité de ce paramètre, vérifiez toujours le seuil applicable à votre date : c'est précisément le type de chiffre que l'agent Fiskalia confirme en interrogeant en direct le BOFiP et impots.gouv.fr.

La réforme de l'ACRE en 2026

L'ACRE (aide à la création ou à la reprise d'une entreprise) réduit les cotisations sociales en début d'activité pour les créateurs éligibles.

À compter du 1er juillet 2026, le taux minoré est porté de 50 % à 75 % des taux de cotisations habituels. Autrement dit, l'exonération passe de 50 % à 25 % : l'avantage ACRE devient moins favorable qu'auparavant.

Concrètement, un prestataire de services BIC bénéficiant de l'ACRE après cette date paiera environ 15,9 % de cotisations (75 % de 21,2 %) au lieu du taux plein, sur la première année.

Questions fréquentes

À lire ensuite